La star du jour au Bayern Munich n’est pas Franck Ribéry. Malgré sa présence dans le « onze de rêve » à l’occasion des 50 ans du célèbre quotidien allemand Bild,
Le milieu de terrain français du champion d’Allemagne en titre s’est fait voler la vedette par Pep Guardiola. L’ancien entraîneur du FC Barcelone a en effet été officiellement présenté à la presse ce lundi au cours d’une conférence où plus de 200 journalistes étaient présents. Un évènement attendu à bien des égards et notamment car l’ancien international espagnol avait annoncé qu’il prononcerait ses premiers mots en allemand. Et il a tenu parole. Il faut dire qu’il s’est donné les moyens de parler couramment la langue de Goethe en prenant des cours intensifs depuis un an à raison de quatre heures par jour. Accueilli comme il se doit par un « Herzlich Willkommen, Pep ! », littéralement « Bienvenue Pep ! », le nouveau technicien du « FC Hollywood », souriant mais un poil impressionné, a livré son premier sentiment avec Mathias Sammer, Karl-Heinz Rummenigge et Uli Hoeness à ses côtés. Costume gris et cravate bordeaux, le Catalan explique : « Bonjour et bienvenue à tous, a-t-il confié dans un allemand plutôt convaincant. Pardonnez mon allemand. Ce n'est pas le meilleur endroit pour apprendre l'allemand. Mais je dois dire que c’est un privilège d’être au FC Bayern Munich. Je veux remercier le club de me donner une opportunité d’entraîner cette équipe. »
« J'ai toujours considéré ce club comme un des plus grands. »
Sous le regard compatissant d’Uli Hoeness, sourire en coin, l’homme du jour continue son monologue en allemand et entame son opération séduction. « J'ai choisi le Bayern en raison de ses joueurs et de son histoire, assure-t-il. J'ai toujours considéré ce club comme un des plus grands. » Après avoir pris la parole une bonne minute, Karl-Heinz Rummenigge, le président du conseil d’administration du club, lui emboîte le pas et explique qu’il a senti dans le discours de son nouvel entraîneur une réelle envie de gagner. Et de continuer à offrir du spectacle et des titres aux supporters du Bayern. « C'est une très grande nouvelle pour le FC Bayern, mais aussi pour le football allemand, explique l’ancienne star du football allemand. Remporter la Bundesliga serait déjà merveilleux. Évidemment, on veut réussir un beau parcours européen. Le but est de concurrencer le FC Barcelone qui reste numéro 1 au classement UEFA. Nous voulons passer devant et être au top. Et j’avoue que je suis curieux de savoir comment Pep Guardiola va changer le club. » A priori, il n’y aura pas de révolution dans le jeu, ni dans les hommes. « Je dois m'adapter. Le style du Bayern est différent de celui du Barça. C'est un nouveau challenge, explique le nouvel entraîneur bavarois. Ce serait arrogant de parler d’une nouvelle ère. Quand une équipe gagne quatre titres, il y a peu de choses à changer ! »
« Je dois vivre avec ce triplé de Heynckes »
Conscient d’avoir une grosse pression sur les épaules, Pep Guardiola ne se défile pas et assume son nouveau statut. « Je dois vivre avec le triplé de Heynckes, confirme-t-il. Il y a une vraie pression à la tête du Bayern mais ce défi ne me pose aucun problème. Le coach du Bayern a toujours la pression et vous avez simplement besoin de gagner pour répondre aux attentes. » Après avoir diffusé une vidéo qui retrace ses exploits à la tête du FC Barcelone, une photo amuse l’assemblée. Celle de Mathias Sammer, sous le maillot allemand, et Pep Guardiola, avec celui de l’Espagne, lors d’un duel à l’Euro 1996. L’occasion de voir le directeur sportif du Bayern évoquer l’arrivée de son ancien adversaire. « Mon objectif est que Guardiola et sa famille se sentent chez eux le plus rapidement possible, qu'ils se sentent bien, confie Sammer. Je suis convaincu qu'on peut connaître le succès immédiatement. » Le principal intéressé aura en tout cas gagné son premier défi face à la presse. Même quand un journaliste italien lui demande quel sera l’avenir de Mario Gomez, annoncé en Serie A, l’Espagnol la joue malin en bottant en touche et laissant Rummenigge répondre à sa place. Il n’y a plus à chercher trop loin. La nouvelle star du Bayern est son entraîneur. S’il n’est pas assuré de remporter autant de titres que son prédécesseur, il a au moins déjà prouvé qu’il avait plus charisme. Une première victoire avant d’autres ?






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