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Coupe-des-Confédérations
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2 juillet 2013

Coupe des Confédérations: Blatter : "Un spectacle unique"

Des gestes incroyables, des buts d'anthologie, des rencontres haletantes, plus de 50 000 spectateurs par match en moyenne, une ambiance extraordinaire dans les stades et plus de 30 millions de visiteurs sur FIFA.com en deux semaines : la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013 a été un véritable triomphe.
Blatter : "Un spectacle unique"
Au lendemain de la victoire (3:0) du Brésil sur l'Espagne, la FIFA et le Comité organisateur local (CO) ont tenu une conférence de presse commune. Le Président de la FIFA Joseph S. Blatter, le président du CO de la Coupe du Monde de la FIFA™ José Maria Marin, le Secrétaire Général de la FIFA Jérôme Valcke, le P-DG du CO Ricardo Trade, le ministre délégué aux Sports Luis Fernandes, Ronaldo, membre du conseil d'administration du CO, et l'arbitre Howard Webb étaient présents pour répondre aux questions des médias. FIFA.com a rassemblé les principales déclarations sur des sujets aussi variés que l'atmosphère indescriptible au Maracanã, l'organisation du tournoi et la technologie sur la ligne de but.
Joseph S. Blatter :
"Hier, nous avons assisté à un spectacle unique. Le Maracanã est vraiment un stade à part. Lors de ma première visite en 1975, il y avait déjà quelque chose de spécial, ce rugissement. Je dis toujours que l'on peut comparer un tel stade à une église, ou plutôt à une cathédrale. Pour créer une émotion aussi intense que celle que nous avons vécue dimanche, il fallait réunir tous les ingrédients. Il fallait tout d'abord les acteurs, à savoir les deux équipes : les champions du monde en titre d'un côté et les quintuples champions du monde de l'autre. Il fallait aussi les supporters. Hier, les fans ont été extraordinaires. Je peux encore sentir l'atmosphère du stade aujourd'hui. Ils ont commencé à chanter l'hymne national et ils ont continué longtemps après la fin de l'interprétation officielle. Ils ont peut-être retardé un peu le coup d'envoi mais ça n'est pas très grave. Tout cela a énormément contribué à la réussite de cette soirée. Je pense qu'une nouvelle page de l'histoire du football s'est écrite hier. Dans un stade Maracanã entièrement rénové, le Brésil a remporté un titre important. Ne pensez pas à ce tournoi comme à une répétition générale ; c'était une compétition entre champions. Au début, nous avons connu quelques moments d'incertitude liés aux manifestations qui se déroulent actuellement dans le pays. Tout cela ne nous a pas empêchés de vivre de grands moments. Nous allons assister à une Coupe du Monde magnifique l'année prochaine."
Jérôme Valcke :
"Il y a trois millions de billets disponibles pour la Coupe du Monde mais 200 millions de Brésiliens. C'est la raison pour laquelle nous allons installer des Fan Zones et des écrans géants à plusieurs endroits, peut-être dans les favelas et dans les quartiers où les gens n'ont pas accès aux stades. Nous voulons leur donner la chance de voir les matches et de participer à cette Coupe du Monde."
Le Brésil a remporté un titre important. Ne pensez pas à ce tournoi comme à une répétition générale ; c'était une compétition entre champions.
Joseph S. Blatter, Président de la FIFA
José Maria Marin :
"Je ne vous cache pas que je suis très heureux de la victoire du Brésil dans cette Coupe des Confédérations. Au nom de Luiz Felipe Scolari, de Carlos Alberto Parreira et de tous les joueurs, je tiens à exprimer notre plus sincère gratitude aux supporters brésiliens présents dans les stades et à tous ceux qui n'ont pas pu assister à l'événement. Je suis d'accord avec M. Blatter : de toute ma vie, je n'avais jamais entendu l'hymne national interprété avec un tel patriotisme. Quand le stade a repris notre hymne avant la finale, j'ai su que le Brésil allait gagner."
Aldo Rebelo :
"Nous devions améliorer le trafic, les communications, les infrastructures aéroportuaires et la sécurité publique. Ces investissements n'étaient pas nécessaires seulement pour la Coupe du Monde mais pour le pays tout entier. Nous y sommes parvenus et nous avons créé un héritage pour le football. Nous avons retenu les leçons de cette Coupe des Confédérations. L'année prochaine, nous serons en mesure d'anticiper les problèmes et de mettre en place des solutions à l'avance."  
Howard Webb :
"Ce tournoi a été très particulier pour nous, en raison de l'introduction de la technologie sur la ligne de but. C'était notre première expérience en la matière. Les buts ont été nombreux mais aucun n'a nécessité l'utilisation de cette technologie. Indépendamment de cela, les garanties que nous offre ce système constituent un plus appréciable. Le système a passé tous nos tests. Nous n'étions donc pas inquiets. Pendant la séance de tirs au but entre l'Italie et l'Espagne, nous savions qu'il n'y aurait aucune contestation possible car cette technologie est parfaitement fiable. Je tiens à remercier la FIFA d'avoir pris cette décision, qui va  simplifier une partie de notre travail. Je crois parler au nom de tous les arbitres en disant que nous accueillons cette nouvelle technologie à bras ouverts."

1 juillet 2013

Coupe des Confédérations: Classement du meilleur joueur et du meilleur buteur

A l’issue de la finale de la , Neymar a été élu meilleur joueur du tournoi devant Iniesta et Paulinho. Concernant les buteurs, Fernando Torres (5 buts), termine devant Fred, auteur également de 5 buts, et Neymar (4 buts). Julio César a, lui, été désigné meilleur gardien.
Neymar
Neymar Coupe des Confédérations 2013

Coupe des Confédérations: Pas un drame pour l'Espagne

L'Espagne s'est inclinée lors la finale de la Coupe des Confédérations face à une équipe brésilienne bien plus entreprenante.
L'Espagne a échoué face au Brésil
Inexistante face au Brésil, l'Espagne rentre chez elle la tête basse. Bien basse. En plus de ne pas avoir rajouté la Coupe des Confédérations à son palmarès, la Roja n'a jamais vu le jour face au Brésil dimanche soir. But encaissé dès la deuxième minute, incapacité à créer le danger, penalty manqué (merci Ramos !), carton rouge pour Pique... La soirée a tourné au cauchemar. En bref, l'Espagne n'a pas existé face à une redoutable Seleçao. Résultat ? Un 3-0 qui pourrait bien faire redescendre les hommes de Vicente DelBosque sur terre. A un an de la Coupe du monde, ils ont pu se rendre compte que conserver leur titre ne sera pas chose aisée. Le Brésil de Neymar, l'Argentine de Messi ou encore l'Italie de Buffon seront des adversaires redoutables.
"Nous viendrons défendre notre bien"
Pourtant, au lendemain de cette défaite au Maracana, les Espagnols ne semblaient pas plus inquiets que ça. Bien au contraire. Pas question de parler de passation de pouvoir. L’heure n’est pas à la remise en cause et ils n'ont pas fini de régner si l'on en croit Fernando Torres. " Tout le monde pense que l'Espagne doit toujours gagner, atteindre toutes les finales, mais ça ne se passe pas comme ça. Ce que nous faisons, c'est très difficile. C'est impossible de gagner tout le temps", explique le buteur de Chelsea sur Fifa.com. "L'année prochaine, nous serons de retour ici en tant que champions du monde et nous viendrons défendre notre bien. Nous sommes champions du monde, doubles champions d'Europe. Personne n'a réussi à remporter les trois compétitions de rang avant nous. L'année prochaine, nous viendrons pour décrocher un quatrième titre".
Si le Brésil a donné une véritable claque à la Roja, mettant fin à sa série impressionnante de 29 matchs compétitifs sans le moindre revers, du côté de la presse ibérique, pas de quoi s'affoler non plus. Du moins, si on s'arrête aux gros titres. Une Espagne humiliée, peut-être, mais loin d'être à terre. Bien que les médias saluent la supériorité de la Seleçao et de Neymar, l'état d'esprit est surtout à la revanche. Marca et AS se tournent même déjà vers le futur, titrant "nous reviendrons" sur leur UNE respective. Enterrer la bande à Vicente Del Bosque trop vite serait une grave erreur. En feuilletant les pages des quotidiens, certains journalistes se montrent tout de même un peu plus critiques, parlant de "cauchermar", "de "véritable enfer" ou encore d'une "Roja méconnaissable". 2013 n'aura pas été une année prolifique pour le football espagnol. Après les échecs du Barça et du Real en demi-finales de la Ligue des Champions face aux Allemands du Bayern et de Dortmund, la suprématie espagnole est plus que jamais remise en question. Une chose est sûre, au Brésil en 2014, les Champions du monde en titre feront tout pour prouver qu'ils ne sont pas - encore - morts.

Coupe des Confédérations: Prandelli : "Nous avons grandi"

Cesare Prandelli a dressé un bilan positif de la Coupe des Confédérations après la troisième place décrochée par l’Italie face à l’uruguay (2-2, 2-3 t.a.b.).
Cesare Pranelli n'a pas caché sa satisfaction.
Une fois de plus, Cesare Prandelli s’est montré particulièrement ému. Le technicien italien n’a pas tari d’éloges au sujet de son équipe, courageuse et combative, à défaut d’être franchement brillante, dimanche soir, contre l’Uruguay. Et l’ancien entraîneur de la Fiorentina ne pouvait pas oublier le grand héros de la rencontre, l’éternel Gianluigi Buffon.
« Beaucoup de caractère »
Dans des propos relayés par As, Prandelli a rendu hommage au potier de la Squadra Azzura. « Buffon est grand ! Il a été critiqué après que l'Espagne se soit qualifiée contre l’Italie, les gens qui disent cela disent de telles inepties ... C’est grand gardien qui a également témoigné sa grande affection pour l'équipe nationale », a-t-il souligné au sujet de l’emblématique gardien.
Concernant la rencontre, Prandelli n’a pas fait la fine bouche. « L'équipe a montré beaucoup de caractère, nous le méritons après l'effort que nous avons fait suite à une longue saison avec quelques bons matches. Nous avons grandi en termes de continuité. Aujourd'hui nous avons eu une première période très, très bonne, et puis nous avons connu beaucoup de problèmes. Pour la première fois de nombreux joueurs ont demandé à sortir. Mais ils ont tenu, ils ont suffert et nous avons été récompensés... Bien que les penalties soient une loterie. »

Coupe des Confédérations: Le petit Prince est devenu Roi

Grand artisan du titre de la Seleçao en Coupe des Confédérations, Neymar a reçu le titre symbolique de Ballon d'Or de cette compétition. Et levé de nombreux doutes...
Neymar est le grand artisan de la victoire de la Seleçao.
Pour une grande partie de la planète, il n'était qu'un de ces nouveaux prodiges qui débarquent en Europe. Un nouveau joueur estampillé Youtube ou Joga Bonito. Mais ce type de détracteur a certainement appris à connaître Neymar. L'ailier brésilien, très critiqué, encore plus au pays, avant le début de cette Coupe des Confédérations, a répondu de la meilleur des manières en conduisant sa sélection à un succès primordial, à un an de "son" Mondial, contre l'actuel champion du monde (3-0). Une forme étincelante récompensée par l'honneur symbolique du Ballon d'Or du tournoi, devant Andrés Iniesta et la révélation Paulinho.

Comme Ronnie ou Kaka avant lui...

Pour retracer un peu le parcours de la nouvelle recrue du Barça dans cette compétition spectaculaire, il suffit déjà de s'appuyer sur les chiffres. Quatre buts et deux "passes dé". Et surtout cette faculté à se montrer décisif à chacune de ses sorties, y compris la rencontre face à l'Uruguay, qui fut sa prestation la moins brillante de la compétition. Lors du match d'ouverture contre le Japon, le crack avait frappé d'entrée d'une reprise de volée magistrale en pleine lucarne. Contre le Mexique, il fit trembler les filets sur une autre volée limpide, du gauche cette fois-ci. Et sa passe décisive pour Jô, en toute fin de match, lors de cette rencontre, a marqué les esprits, après une superbe prouesse technique qui a cassé les reins de deux défenseurs mexicains. Face à l'Italie, c'est sur coup franc que le prodige s'est illustré, histoire de montrer que sa palette est belle et bien complète.


Et le dernier chef d'oeuvre est arrivé face à l'Espagne, dans un match à la symbolique extrêmement forte pour lui. Une rencontre qui marquait ses adieux sur le sol brésilien, face à une sélection composée de nombreux futurs-coéquipiers. Au meilleur moment, juste avant la pause, l'attaquant auriverde a profité d'une passe parfaite d'Oscar, à la limite du hors-jeu (sa roublardise sur le coup est étonnante), avant d'ajuster Iker Casillas d'un tir sec et puissant sous la barre, du gauche, encore. Le grand public connaissait ses dribbles, il a donc eu la confirmation que Neymar était également dôté d'une qualité de frappe exceptionnelle. Bien-sûr, ce bilan flatteur demande confirmation. Au Barça, d'abord, dans les caractéristiques tactiques et athlétiques du football européen. Puis lors du Mondial, évidemment, où il sera attendu au tournant. Comme la Seleçao, finalement, dont il est aujourd'hui l'étendard. Mais la liste des vainqueurs ce titre de Ballon d'Or des Coupes des Confédérations comporte quelques illustres prédécesseurs, parmi lesquels Robert Pirès, Thierry Henry, Adriano, Ronaldinho ou Kaka ! Les deux derniers ont également remporté le vrai... La couleur est annoncée.

Coupe des Confédérations: Scolari :"Briguer le titre en 2014"

Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur du Brésil, n'a pas caché sa joie après avoir remporté la Coupe des Confédérations 2013 face à l'Espagne.
Quel est votre sentiment ?
Je ne peux me sentir mieux. Tout résultat positif était déjà merveilleux, avec 3-0 encore mieux, et la performance était importante pour qu'on puisse continuer à rêver d'être champion du monde. Au delà de nos qualités, les supporters, le peuple ont été la clef, il est important que cette union, cet esprit se poursuive. On n'est pas encore une équipe assez complète pour dire qu'on est une des meilleures équipes du monde. Aujourd'hui, nous commençons le chemin pour avoir une équipe en 2014 qui puisse rivaliser avec les meilleurs.

Est-ce que cette victoire vous ouvre les portes de la Coupe du monde ?
Cette conquête ouvre un chemin, donne la possibilité aux supporters de croire que nous bâtissons une équipe qui peut être compétitive et peut briguer le titre en 2014. Je ne peux pas oublier cependant qu'on a battu ces 30 derniers jours quatre champions du monde: la France, l'Uruguay, l'Italie et l'Espagne. Pour une équipe qui n'est plus tellement en formation mais qui l'a été avec pas mal de difficultés ces derniers temps, ça donne de la confiance, une confiance qui est passée chez nos supporters qui nous la rendent de manière merveilleuse.

Comment vivre l'année qui vient dans la peau d'un favori ?
Ce groupe avait besoin de gagner une compétition pour se sentir grand. Nous allons jouer pendant un an comme une grande équipe, tout en sachant que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour arriver là où sont d'autres sélections, l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine. Nous allons cheminer avec un peu plus de confiance, c'est ainsi qu'on pourra figurer parmi les quatre ou cinq favoris du Mondial.

Que pensez-vous de Fred ?
C'est un joueur décisif. Il y a de la complicité parmi les joueurs qui accentue certaines caractéristiques. Il a pressé les défenseurs centraux, il a défendu, mais c'est un joueur de surface, c'est le type-même du matador, il sait marquer des buts. Il a aidé l'équipe et a marqué, j'aime avoir dans mon équipe un joueur comme ça, et Fred correspond exactement à ce profil.

Quels ont été les moments clefs dans ce match et dans le tournoi ?
Le moment de la finale, ce n'était pas le deuxième ni le troisième but, c'était le but que David Luiz a évité. C'était le moment de la victoire. Dans le tournoi ? On a affronté différents adversaires, mais contre l'Uruguay c'était très serré. Je ne saurai dire si nous avons fait un bon ou un mauvais match. Les autres matches furent de bons moments.
Quelle est votre recette mêlant succès et beau jeu ?
Il y en a au moins un qui m'attribue du beau jeu, je réponds en arabe: "inch'allah !" Mes équipes jouent avec du coeur, beaucoup de volonté. Mes groupes se dépassent pour un objectif et la plupart du temps ça marche. Avec le Portugal on n'a pas réussi à conquérir un titre mais on en était proche en terminant 4e (du Mondial-2006, ndlr), j'ai gagné avec le Koweït, le Brésil, et maintenant cette Coupe des Confédérations. C'est beaucoup d'amour, d'amitié, de liberté avec une certaine vigilance. Il faut qu'on se sente heureux d'être dans le groupe et heureux de notre jeu.

La porte reste-t-elle ouverte pour Kaka ?
La porte n'est pas fermée, elle sera toujours ouverte pour les grands joueurs. Nous allons étudier l'utilité de chaque joueur dans les matches amicaux pour avoir les meilleurs joueurs en 2014. Ma porte est ouverte à tous. Je regarde ce groupe, mais je dois regarder d'autres joueurs, j'ai pas promis aux joueurs de ce groupe qu'ils iront tous au Mondial, je le leur ai dit. Je vais faire des analyses.

Coupe des Confédérations: «La magie du foot brésilien»

Resté sur le banc face à l'Espagne, en finale de la Coupe des confédérations (3-0), Lucas aura traversé la compétition avec un statut de remplaçant. A la sortie du Maracana, il nous a parlé de son plaisir d'avoir remporté son premier titre avec la Seleçao. Et de son appétit pour la saison à venir avec le PSG.


Lucas Moura estime que l'arrivée de Luiz Felipe Scolari «donne beaucoup de certitudes» au Brésil. (L'Equipe)

«Lucas, quel sentiment domine chez vous après cette victoire du Brésil au Maracana ?
Tout a été parfait. On a retrouvé la magie du football brésilien, un football qui mérite le respect des autres, un football cinq fois champion du monde. Nos supporters nous ont rendus très forts. Leur soutien a été merveilleux dans tous les stades où on a joué cette Coupe des confédérations. On les sentait tellement derrière nous que, avant même que chaque match ne commence, on sentait qu'on avait déjà fait un pas vers la victoire... Grâce à eux, on a su mettre de la beauté et de la joie dans notre jeu durant cette compétition. Le travail qu'on accomplit avec Luiz Felipe Scolari depuis quelques mois nous donne beaucoup de certitudes.
«Vivre la Coupe des Confédérations pour mon pays, dans mon pays, c'était une opportunité fantastique, surtout avec cette apothéose de battre l'Espagne au Maracana.»Comment avez-vous vécu votre statut de remplaçant ?
Je suis resté très tranquille dans ma tête. Je suis jeune, je n'ai que 21 ans, je commence à peine ma carrière, surtout en sélection, et j'ai encore beaucoup de choses à conquérir dans ma vie. Je suis vraiment heureux de faire partie de ce groupe. Notre unité a été très forte pendant la compétition. Vivre la Coupe des Confédérations pour mon pays, dans mon pays, c'était une opportunité fantastique, surtout avec cette apothéose de battre l'Espagne au Maracana. Tous les joueurs veulent jouer mais tous les joueurs ne peuvent pas jouer. Il faut respecter les choix du sélectionneur. A moi de lui prouver à chaque entraînement, à chaque fois qu'il me donne du temps de jeu, que je mérite ma place dans ce groupe. Au fil du temps, je vais chercher à "gagner de l'espace" en brillant avec le PSG et en cherchant à convaincre mon sélectionneur quand il fera appel à moi.

«De grandes attentes pour la saison qui s'annonce»

Quel est votre programme désormais ?
J'ai un mois de vacances. Je vais rester un peu ici au Brésil, à la maison, avec la famille, les amis. Je vais fêter ce titre avec eux, en attendant de rentrer à Paris avec l'espoir d'en conquérir d'autres la saison prochaine. J'ai de grandes attentes pour la saison qui s'annonce. Le PSG a une grande équipe, que de nouveaux joueurs vont sans doute rendre encore plus forte. L'objectif sera d'être à nouveau champion et d'aller très loin en Ligue des champions.
Comment jugez-vous vos six premiers mois au PSG ?
Je suis très heureux d'avoir découvert le football européen. J'ai déjà gagné un titre, j'ai eu le sentiment de m'adapter très rapidement. Le club est fantastique, son public aussi. Mon pays et mes proches me manquent, ce n'est pas toujours facile. Mais je me sens vraiment bien à Paris. On me dit que Laurent Blanc est un entraîneur qui aime le jeu offensif. Tant mieux pour moi. Cette façon de voir le foot ne peut que me plaire. Jouer vers l'avant, chercher à multiplier les occasions, j'ai toujours adoré ça ! Espérons que tout se passe bien la saison prochaine !»


Brésil - Espagne, quelque chose de Bayern - Barça

L'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s'est inspiré du Bayern

Le Brésil a appliqué à merveille quelques points du plan de jeu du Bayern face au Barça en Ligue des champions, cette nuit en finale. Analyse tactique.


Un triomphe ? Sur le plan tactique, la finale de la Coupe des confédérations Brésil - Espagne (3-0) s'y apparente. Appliquant à merveille quelques points du plan de jeu du Bayern face au Barça, les Brésiliens ont confirmé qu’il fallait désormais les considérer comme un véritable collectif et plus une somme d'individualités.


Facteur numéro un : la pression brésilienne
C’est un onze-type brésilien au complet qui a débuté la finale. Malgré les difficultés rencontrées face à l’Uruguay au tour précédent, Luiz Felipe Scolari n’a rien touché et reconduit tous ses titulaires (Julio César – Daniel Alves, Thiago Silva, David Luiz, Marcelo – Luiz Gustavo, Paulinho – Hulk, Oscar, Neymar – Fred). Côté espagnol, Vicente Del Bosque devait une nouvelle fois faire sans Fabregas. Au tour précédent, Silva en avait profité pour débuter ; cette fois, c’est Mata qui s’est retrouvé sur l’aile gauche, complétant le trio d’attaque avec Pedro et Torres (Casillas – Arbeloa, Piqué, Ramos, Alba – Busquets, Xavi, Iniesta – Pedro, Mata, Torres).
D’entrée de jeu, le Brésil a pris l’ascendant en mettant la pression sur la relance espagnole. A tour de rôle, les quatre attaquants ont fait les efforts sur chaque passe en retrait, allant gêner Piqué, Ramos et Busquets dans leurs transmissions. Le milieu de terrain du Barça a été particulièrement perturbé par Oscar, décidément toujours prêts pour "agresser" les plaques tournantes des systèmes de jeu adverses (cf. ses travaux sur Pirlo lors du premier Chelsea-Juve de la saison, puis face à l’Italie plus tôt dans le tournoi).
L\'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s\'est inspiré du Bayern - Football - Coupe des Confédérations

Ce premier travail défensif abattu par les attaquants n’aurait évidemment été d’aucun intérêt si le reste du bloc ne l’avait pas accompagné. Calqués sur l’organisation espagnole, tous les "défensifs" du Brésil réagissaient aux mouvements de leurs adversaires directs. Ainsi, Paulinho et Luiz Gustavo restaient au contact de Xavi et Iniesta lorsque ces derniers étaient contraints de revenir dans leur camp pour aider à la remontée des ballons. Même chose pour Daniel Alves et Marcelo face à Mata et Pedro. Enfin, David Luiz et Thiago Silva se partageaient Fernando Torres, cherchant à le devancer sur les transmissions qui lui étaient adressées. Ne laissant aucun répit aux axiaux espagnols, les Brésiliens ont forcé leurs adversaires à passer par les couloirs et à utiliser les relais de ses latéraux, seuls "oubliés" par leur système, pour atteindre la ligne médiane. La formule qui avait fonctionné avec l’Italie a aussi marché face à l’Espagne (lire : Rapport : le Brésil de Scolari). Complètement dépassée, la Roja a craqué dès la deuxième minute de jeu après une action lancée par David Luiz, sur un changement de jeu à destination de Hulk (dominateur face à Jordi Alba). Déjà, le Brésil avait réussi son premier pari : concrétiser au tableau d’affichage les efforts réalisés pour étouffer son adversaire (ce que n’avait par exemple pas réussi à faire le Borussia Dortmund lors de la finale de Ligue des champions).
Facteur numéro deux : la relance brésilienne
Au-delà de son excellent comportement défensif, le Brésil a aussi pris le dessus dans ce match en trouvant les solutions pour se défaire des tentatives de pressing espagnol. En début de partie, celles-ci se faisaient rares, la Roja ne parvenant tout simplement pas à s’installer au milieu de terrain pour ensuite occuper le camp adverse. Forcés de défendre sur Marcelo et Daniel Alves, très important dans les circuits offensifs brésiliens, Pedro et Mata ne pouvaient pas épauler Torres en première ligne.
Du coup, ce sont Iniesta et Xavi qui sont sortis à tour de rôle à hauteur de leur attaquant, pour s’opposer aux défenseurs centraux adverses. Mais le reste du bloc ne suivait pas. Seul devant la défense, Busquets devait à la fois surveiller Oscar et parfois gérer avec les appels de Neymar ou Hulk dans sa zone (comme Marchisio et Candreva lors de la demi-finale). Une fois de plus, le milieu du Barça a souffert de l’absence de Xabi Alonso à ses côtés. L’Espagne n’a jamais su gêner les sorties de balle de son adversaire, qu’il choisisse de jouer court ou de sauter la paire Luiz Gustavo-Paulinho et alerter directement ses attaquants.
L\'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s\'est inspiré du Bayern - Football - Coupe des Confédérations

Le second but du Brésil a d’ailleurs bien illustré ce problème puisque tout est parti d’une relance de Daniel Alves sur Hulk. Résistant à la charge de Busquets, plus en mesure de le défier physiquement que Jordi Alba, ce dernier a remis le ballon dans la course d’Oscar. Le milieu des Blues est ensuite parti défier la défense espagnole, laissée sans protection. La passivité de cette dernière et le repli hasardeux du reste du bloc lui a même permis de temporiser et d’échanger une fois avec Neymar avant de le lancer dans la surface de réparation (2-0, 44e).
Facteur numéro trois : un Brésil "bavarois"
Peu après le quart d’heure de jeu, les attaquants brésiliens ont relâché la pression sur la relance adverse. L’Espagne a enfin eu le droit de respirer et de s’installer aux abords du rond central. Face à elle, le Brésil attendait désormais en 4-4-2 avec Fred et Oscar en première ligne pour faire face à Ramos, Piqué et Busquets. Un système de jeu qui n’était pas sans rappeler celui qui a permis au Bayern de marcher sur le Barça au printemps
A l’instar de Javi Martinez et Schweinsteiger à Munich, Luiz Gustavo et Paulinho suivaient les déplacements de Xavi et Iniesta. Ils venaient notamment combler les intervalles séparant Oscar et Fred des deux excentrés (Neymar et Hulk), zones souvent utilisées par les deux Barcelonais pour récupérer les ballons et se mettre dans le sens du jeu. Ils permettaient ainsi à leurs attaquants de ne pas avoir à quitter leurs positions dans l’axe. Fred en a même parfois profité pour relancer le pressing sur les passes en retrait espagnoles.
Lorsque les milieux brésiliens étaient contraints de se livrer de cette manière, les défenseurs prenaient le relais en serrant le marquage de leurs adversaires directs. Comme lorsque le pressing brésilien était à son apogée, Thiago Silva et David Luiz ont ainsi réagi à tous les décrochages de Torres. Dominateurs dans les duels, ils ont fait vivre une soirée difficile au futur meilleur buteur de la compétition ; preuve de leur importance, le seul duel qu’ils ont perdu en première mi-temps a offert à l’Espagne sa plus belle occasion de la partie (tir croisé de Pedro, sauvé sur sa ligne par David Luiz, 40e).
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Daniel Alves et Marcelo ont eux aussi été amenés à répondre aux mouvements de Mata et Pedro pour couvrir leurs milieux de terrain. Le premier a d’ailleurs rapidement pris le dessus sur Mata, ne lui laissant que très peu d’espaces, même lorsqu’il revenait travailler dans l’axe. Il bénéficiait en couverture du travail défensif de Hulk sur Jordi Alba. Plus puissant physiquement, l’attaquant du Zénith n’a pas eu à beaucoup s’employer pour éteindre le latéral gauche du Barça sur les phases offensives adverses.
Tout comme Neymar de l’autre côté du terrain, Hulk revenait parfois aider ses milieux de terrain lorsque les Espagnols tentaient de faire la différence balle au pied. Iniesta s’est régulièrement retrouvé avec deux voire trois joueurs sur le dos, et aucun relais susceptible de lui venir en aide. Comme face à l’Italie, les attaquants n’ont pas su répondre au défi physique imposé par les défenseurs adverses et n’ont donc pas pu être les points d’appui qui lui permettent habituellement de pénétrer dans les 25 derniers mètres. Le repli de Luiz Gustavo et Paulinho lorsqu’ils étaient dépassés (comme Pirlo-De Rossi lors de la demi-finale) empêchait en plus tout « accroc » dans la fluidité des combinaisons.
Xavi éteint, Iniesta entouré, Busquets bloqué par Oscar et Fred, les attaquants battus dans les un-contre-un… Pendant plusieurs minutes, l’Espagne n’a tout simplement eu aucun poids sur l’axe, son terrain de jeu habituel. Comme pour remonter le terrain, le jeu passait principalement par les côtés où les latéraux pouvaient faire office de relais. Mais là encore, à moins d’une passe dans l’espace (Arbeloa pour Pedro par exemple), les Espagnols se heurtaient à l’excellent positionnement de la défense brésilienne, toujours prompte à aller au contact, tout en recevant l’aide des joueurs dépassés au départ de l’action (repli de Luiz Gustavo, Paulinho, Oscar, Neymar ou Hulk…).
Comme face à l’Italie, la solution pour l’Espagne est venue de l’arrière et des prises de responsabilité de Sergio Ramos et Piqué. Oscar et Fred étant focalisés sur Busquets et les milieux qui revenaient à sa hauteur, les deux défenseurs centraux étaient souvent libres de porter le ballon pour franchir ce premier rideau. Pour le Brésil, tout se jouait alors sur la capacité des milieux à sortir sur ces porteurs de balle « imprévus » et celle des défenseurs à s’adapter pour couvrir les zones et les joueurs abandonnées.
L\'analyse tactique de Brésil - Espagne (3-0) montre que le Brésil s\'est inspiré du Bayern - Football - Coupe des Confédérations
Après 15 minutes de pause, le Brésil est revenu des vestiaires avec la même envie qu’au coup d’envoi de la partie. Et comme en première mi-temps, la défense espagnole a très rapidement craqué. Celle-ci avait pourtant décidé de jouer plus haut, Busquets complétant désormais Xavi, Mata et Pedro lorsque Iniesta sortait à hauteur de Torres pour s’opposer aux centraux brésiliens. Après un pressing gagnant de ses attaquants, Marcelo a récupéré le ballon dans le camp adverse et placé une accélération qui a éliminé tout le milieu espagnol. Derrière, les attaquants brésiliens ont fait le nécessaire pour inscrire le troisième et dernier but de la partie (Fred, 48e).
Passé ce but, les Brésiliens ont géré la fin de la partie sans difficulté majeure. Après avoir fait entrer Azpilicueta à la place d’Arbeloa à la mi-temps, Vicente Del Bosque a rapidement sorti l’atout Jesus Navas (52e, remplaçant de Mata) de son banc. En deux minutes, l’ailier droit a eu le temps de provoquer un penalty manqué par Sergio Ramos (54e). Une fois encore, son apport en terme de percussion le rendait intéressant car différent des comportements vus et contrôlés par la défense brésilienne depuis le début du match.
Luiz Felipe Scolari en a même ajusté son système de jeu en demandant à Oscar d’aller défendre dans le couloir gauche pour laisser Neymar dans l’axe en soutien de Fred. Le néo-Barcelonais a posé d’énormes problèmes en contre, profitant une fois encore de la solitude de Busquets en couverture devant la défense pour récupérer les ballons de relance. L’expulsion de Piqué (68e) a mis fin au peu de suspense qu’il restait : Busquets glissant en défense centrale, l’Espagne perdait à la fois son spécialiste défensif dans l’entrejeu et se retrouvait dans l’obligation de limiter les montées d’un Xavi déjà en souffrance depuis le début de la partie. A défaut de pouvoir revenir, les Espagnols ont tout de même su stopper l’hémorragie et éviter un score encore plus sévère.

Coupe des Confédérations: Cette Seleçao a le talent

Le Brésil gifle l’Espagne (3-0) en finale de la Coupe des Confédérations 2013

A un an de son Mondial, le Brésil a frappé un grand coup en corrigeant l’Espagne (3-0), championne du monde et double championne d'Europe en titre, dimanche lors de la finale de la Coupe des Confédérations. Chez eux, les Auriverde, emmenés par un grand Neymar - encore buteur -, ont envoyé un message fort. Fred a signé un doublé. La Roja a vécu un cauchemar.


Cette Seleçao a le talent - Football - Coupe des Confédérations

Le Brésil ne pouvait pas rêver meilleure répétition à un an de son Mondial. La Seleçao a remporté sa troisième Coupe des Confédérations consécutive, la quatrième de son histoire, en dominant brillamment l'Espagne (3-0), championne du monde et double championne d'Europe en titre, dimanche soir au Maracana. Fred a confirmé sa forme étincelante jusqu'au bout de cette compétition en signant un doublé (2e, 48e) tandis que Neymar avait marqué le but du break brésilien juste avant la pause (44e).
La formation de Luiz Felipe Scolari a basé son succès sur une entame de match parfaite, concrétisée dès la 2e minute par un but opportuniste de Fred sur un centre de Hulk cafouillé par la défense espagnole (1-0, 2e). Grâce à un pressing tout terrain, l'équipe auriverde a réussi le tour de force de dominer la Roja dans l'entrejeu. Elle a aussi su être efficace dans les moments les plus importants. Neymar a doublé la mise juste avant la pause d'une frappe du gauche sous la barre après un décalage d'Oscar (2-0, 44e) avant de réussir une feinte géniale pour envoyer Fred dans un duel victorieux face à Iker Casillas juste après la reprise (3-0, 48e).
L'Espagne n'est jamais parvenue à contrarier ce Brésil euphorique. A l'inverse, la Roja a connu une soirée cauchemardesque au Maracana. Un sauvetage improbable de David Luiz sur une tentative de Pedro (41e) juste avant le deuxième but brésilien laissait déjà présager la soirée sans pour les hommes de Vicente del Bosque. Elle a été confirmée en seconde période, avec un penalty manqué par Sergio Ramos suite à une faute de Marcelo sur Jesus Navas (55e), puis avec l'expulsion de Gerard Piqué, coupable d'une faute sur Neymar en position de dernier défenseur (68e). La chute de l'invincible armada n'en a été que plus lourde. Mais sa volonté de confirmer son titre mondial l'an prochain n'en sera que plus importante.
Le Brésil gifle l’Espagne (3-0) en finale de la Coupe des Confédérations 2013 - Football - Coupe des Confédérations

Coupe des Confédérations: Revivez le match et les buts de Brésil-Espagne

Brésil vs Espagne (3-0) : les buts et les moments forts





Le Brésil n’aura fait qu’une bouchée de l’équipe championne du monde et d’Europe en titre en finale de la Coupe des Confédérations. Une victoire 3-0, marquée par un doublé de Fred (3e, 47e) qui termine meilleur buteur de la compétition avec 5 buts, et une frappe sublime du gauche de Neymar (43e).
À noter également le pénalty manqué de Sergio Ramos (55e) et le rouge de Piqué après un tacle à retardement sur son futur coéquipier Neymar (68e).

Coupe des Confédérations: Un régal de Festival

Le Brésil de Neymar a remporté une Coupe des Confédérations riche en buts et en saveurs mais avare en surprises, jusqu'à celle du chef, la finale de la Seleçao contre l'Espagne (3-0).

Un régal de Festival

DES SAVEURS FORTES
Son sourire est sucré mais son jeu bien relevé: Neymar (21 ans), élu Ballon d'Or du tournoi, a pris du poids au bon moment, avant le grand saut à Barcelone et à un an du Mondial. Avec quatre "golaços" (beaux buts), des accélérations saignantes, des gestes de classe et même des fautes, l'attaquant a revêtu avec brio le mythique N.10 brésilien.
Avec Fred (5 buts), il a fait monter la sauce d'une Seleçao désormais bien huilée. La recette de Luiz Felipe Scolari ? "Mes équipes jouent avec du coeur, beaucoup de volonté, a souligné Felipao après le chef-d'oeuvre servi en finale. Mes groupes se dépassent pour un objectif et la plupart du temps ça marche".
Au menu des réjouissances également, les matches à sensations Italie-Japon (4-3) et Italie-Brésil (4-2), et la demi-heure pendant laquelle les Espagnols ont cuisiné les Uruguayens (2-1), en servant un pur condensé de "toque" (jeu de passes) et des occasions à la louche débouchant sur deux buts.
Un seul 0-0 à signaler, un Espagne-Italie néanmoins consistant (0-0 a.p., 7-6 t.a.b.), comme le fut l'autre demi-finale, Brésil-Uruguay (2-1), avec le but de la victoire au dessert (86e minute).
Au total, 68 buts ont été inscrits (4,25 par match !), record absolu du tournoi dans sa formule actuelle. Un festin à relativiser par la présence des amateurs tahitiens (24 buts avalés à eux seuls), croqués notamment par l'Espagne (10-0) qui établissait ainsi un nouveau record d'écart de buts dans un match de tournoi Fifa (sélections A), et égalait celui du plus grand nombre de buts marqués par une équipe dans le même cadre (Hongrie-Salvador, 10-1 au Mondial-1982). La Roja a aussi dépassé les 27 matches d'invincibilité en matches de compétition de la France (1994-1999) pour porter sa série record à 29 matches, stoppée en finale.
UN GOUT D'INACHEVEL'Espagne a dégusté, engloutie par les Brésiliens dans une finale où ses joueurs semblaient cuits. A l'exception d'Iniesta, Ballon d'Argent du tournoi, les éléments offensifs ont été dans l'ensemble assez fades, que ce soit Xavi, Pedro ou Torres, meilleur buteur du tournoi (5 buts) grâce à son quadruplé contre Tahiti... La Roja avait échoué dans la Coupe des Confédérations 2009, et de nouveau cette année, si bien que c'est l'unique titre qui lui résiste. Mais l'ampleur de sa déconfiture interpelle. Un goût d'inachevé, ou un cycle qui s'achève ?
Note aigre-douce pour l'Italie (3e) et l'Uruguay (4e), à l'instar de leurs cadres. Pirlo et Forlan ont fêté leur 100e cape avec appétit: un but sur coup franc et une partie éblouissante pour le milieu italien au Maracana (2-1 contre le Mexique); un but et une passe décisive pour l'attaquant uruguayen dans le match crucial face au Nigeria (2-1).
Mais "l'Architecte" a manqué deux matches (mollet) et a tiré la langue contre l'Espagne, tandis que Forlan a dilapidé deux penalties, dans le jeu face au Brésilien Julio Cesar et dans les tirs au but face à l'Italien Buffon. Ce dernier, fébrile face à la Seleçao, s'est régalé ensuite en arrêtant trois tirs au but sur cinq dans la loterie finale pour la 3e place. Bilan demi-sel aussi pour Balotelli, auteur d'un bon premier tour (2 buts et de belles performances) puis forfait.
Les seconds couteaux n'auront pu renverser la table. Le Nigeria de Stephen Keshi était encore un peu vert, surtout en défense. Les Japonais d'Alberto Zaccheroni, pourtant enjoués, sont repartis sans le moindre point à se mettre sous la dent. Et le Mexique du contesté José Manuel de la Torre, qui crie famine cette année avec ses 0-0, est resté à plat, hormis son "Chicharito" (pois sauteur), Javier Hernandez (3 buts). Les Tahitiens, déjà heureux de participer, ont marqué un but (contre le Nigeria, 1-6) au goût de cerise sans le gâteau.





Coupe des Confédérations: Se coucher pour réussir

Deux joueurs brésiliens au sol, mais pas pour la même raison. D'abord il y a eu Fred, face contre terre, à la recherche d'un ballon cafouillé que l'attaquant a réussi à pousser au fond des filets pour ouvrir le score en faveur de la Seleção. Un peu plus tard à l'autre extrémité du terrain, David Luiz s'est lui aussi étendu de tout son long, mais cette fois pour éviter d'un tacle improbable ce que beaucoup voyaient déjà comme l'égalisation espagnole.
Se coucher pour réussir
Ces deux actions capitales durant la victoire convaincante du Brésil sur l'Espagne au Maracanã, ce 30 juin, ont permis au pays hôte de remporter la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013. Mais surtout, elles incarnent et justifient ce que les entraîneurs ne cessent de répéter : il faut se battre sur tous les ballons. C'est un principe fondamental dans le football, qui vaut pour tout le monde, mais qui n'est pas toujours facile à appliquer.
Cela vaut en défense, lorsqu'il s'agit d'écarter le danger. "J'ai simplement essayé d'empêcher le ballon d'entrer", résume l'arrière central David Luiz au micro de FIFA.com, dont le short, les chaussettes et même les bandeaux autour des poignets sont encore teintés de vert. Cela vaut également en attaque, avec un objectif complètement opposé : faire trembler les filets. "Il faut y croire", affirme Fred, lui aussi dans un entretien exclusif. "Ce sont des actions merveilleuses. Elles résument bien notre détermination."
Toujours être attentif
Les joueurs de Luiz Felipe Scolari sont entrés sur le terrain en y croyant, aucun doute là-dessus. La volonté ne leur a jamais fait défaut pour se battre sur tous les ballons, n'importe quel ballon. C'est la seule façon de pouvoir espérer faire trébucher les champions du monde et doubles champions d'Europe en titre. Cela se traduit aussi par une possession de balle espagnole supérieure de 4 points seulement à celle du Brésil (52% / 48%), soit un écart bien moindre que celui auquel la Roja nous a habitués depuis plusieurs années.
Évidemment, le fait d'avoir ouvert le score dès la deuxième minute de jeu a mis le Brésil dans les meilleures dispositions. Sur un centre de Hulk venu de la droite, Fred et Neymar sont à la lutte au deuxième poteau avec Gerard Piqué et Alvaro Arbeloa. C'est l'attaquant de Fluminense qui sera le plus perspicace dans ce cafouillage en propulsant le ballon au fond du but. Il décrit l'action avec beaucoup de précision, sans pourtant l'avoir revue sur un écran dans les vestiaires du Maracanã.
"Tout est allé très vite. Le ballon m'arrive sur la tête, mais je me loupe. Piqué me percute et en tombant, je continue de suivre le ballon en espérant qu'il me retombe dessus. En fait, il retombe sur Neymar, touche la main d'Arbeloa et me revient. Je suis couché et je marque. Même à terre, il faut être attentif. J'étais en train de tomber mais j'ai réussi à frapper la balle pour éviter Casillas. C'était pas évident. J'ai dû frapper le ballon en dessous pour le faire entrer."
David Luiz, qui a vu la scène de plus loin, donne son point de vue : "J'avais confiance en la capacité de Fred à marquer, car je sais qu'il se bat toujours et n'abandonne jamais. C'est un but de gagneur. Même à plat ventre par terre, il arrive à marquer", affirme le joueur de Chelsea en rigolant.
Une question de lecture
À l'autre extrémité du terrain, 39 minutes plus tard exactement et alors que le Brésil avait eu plusieurs occasions nettes d'aggraver le score, l'Espagne est passée tout près de remettre les pendules à l'heure. Sur un contre, Juan Mata récupère le ballon sur la gauche et transmet sur la droite à Pedro, dans le dos d'une défense brésilienne prise de court. L'attaquant du FC Barcelone contrôle et parvient à tromper Julio Cesar pour ce qui semble être l'égalisation à 1:1. C'est alors que David Luiz, d'un tacle désespéré, parvient à empêcher le ballon d'entrer dans le but.
Dans ce geste, la rapidité d'exécution le dispute à la précision, car il était plus facile pour le défenseur brésilien de marquer contre son camp que de propulser le ballon hors du cadre. "C'est une question de lecture du jeu. Quand j'ai vu Pedro recevoir le ballon de Mata, j'ai su qu'il allait frapper rapidement, car il aime ça, et que Julio Cesar allait fermer l'angle au premier poteau. Je savais donc où le ballon risquait d'aller", explique David Luiz.
Quand l'arbitre a sifflé la mi-temps, on a vu les deux hommes discuter tout en regagnant les vestiaires. Le défenseur brésilien explique que l'attaquant espagnol l'a félicité d'avoir pu prévoir ce qui allait se passer. Quant à Fred, il complète le récit du geste salvateur de son coéquipier : "Tout le monde croyait qu'il y allait avoir but. C'est pourquoi nous sommes allés l'embrasser et le féliciter. Tout le monde doit être attentif. L'attaquant, car le ballon peut toujours lui revenir et le défenseur, qui peut empêcher un but jusqu'au dernier moment".

Coupe des Confédérations:Les réactions de la presse espagnole

"Le meilleur Brésil et la pire Espagne", "Le Maracana a dévoré la sélection": en quelques formules choc, la presse espagnole commentait lundi la lourde défaite de la veille au soir pour l'équipe nationale de football, championne du monde, écrasée 3-0 par le Brésil en finale de la Coupe des Confédérations.

"La Roja a essuyé son premier important revers en cinq ans. Elle a encaissé un but au bout de deux minutes et ne s'en est pas sortie. Fred et Neymar nous ont tués. Sergio Ramos a manqué un penalty et le résultat c'est 3-0", résumait le quotidien sportif.
"Un coup de Maracana", titrait en grosses lettres Marca au-dessus d'une photo de l'entraîneur espagnol Vicente del Bosque et ses hommes, visiblement déboussolés.
"Le Brésil a assommé l'Espagne à un peu plus d'un an du Mondial en finale de la Coupe des Confédérations. Les Fred, Neymar et compagnie ont été les meilleurs du début à la fin et se sont amusés avec une Roja méconnaissable", écrit le journal sur son édition en ligne.
Un doublé de Fred (2e et 47e) et un but du jeune prodige Neymar (44e) ont en effet permis aux Brésiliens de conforter leur statut de favori pour le Mondial-2014 à domicile et de stopper la série record d'invincibilité de l'Espagne (29 matches de compétition).
Les trois buts brésiliens ont fait vaciller l'Espagne, double championne d'Europe et championne du monde depuis 2010, qui aura donc échoué dans la quête de son Grand Chelem.
C'est le but signé Neymar, la nouvelle star brésilienne du FC Barcelone, que retient le quotidien catalan Mundo Deportivo sous le titre "Neymar écrase la Roja".
"Le Brésil est sacré champion de la Coupe des Confédérations après avoir achevé une Espagne méconnaissable. Deux buts de Fred et un de Neymar, qui a été sensationnel, ont neutralisé l'équipe d'Espagne au bout d'une minute et demie", commente le journal.
Pour le quotidien El Pais, "le rêve du Maracana a été un cauchemar pour l'Espagne". "Le Brésil signe un carton accablant contre l'Espagne, dénaturée et souffrant d'une infériorité criante face à un rival qui a montré les dents à chaque action".



Coupe des Confédérations: Scolari : "Cette conquête ouvre un chemin"

La victoire de la Coupe des Confédérations, en finale contre l'Espagne écrasée 3-0 dimanche, "ouvre un chemin" pour le Brésil, selon son sélectionneur Luiz Felipe Scolari, qui prévient cependant que ce chemin est encore long pour "arriver là où sont d'autres sélections, l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine".

Scolari : "Cette conquête ouvre un chemin"

Quel est votre sentiment ?
Je ne peux me sentir mieux. Tout résultat positif était déjà merveilleux, avec 3-0 encore mieux, et la performance était importante pour qu'on puisse continuer à rêver d'être champion du monde. Au delà de nos qualités, les supporters, le peuple ont été la clef, il est important que cette union, cet esprit se poursuive. On n'est pas encore une équipe assez complète pour dire qu'on est une des meilleures équipes du monde. Aujourd'hui, nous commençons le chemin pour avoir une équipe en 2014 qui puisse rivaliser avec les meilleurs.
Est-ce que cette victoire vous ouvre les portes de la Coupe du monde ?
Cette conquête ouvre un chemin, donne la possibilité aux supporters de croire que nous bâtissons une équipe qui peut être compétitive et peut briguer le titre en 2014. Je ne peux pas oublier cependant qu'on a battu ces 30 derniers jours quatre champions du monde: la France, l'Uruguay, l'Italie et l'Espagne. Pour une équipe qui n'est plus tellement en formation mais qui l'a été avec pas mal de difficultés ces derniers temps, ça donne de la confiance, une confiance qui est passée chez nos supporters qui nous la rendent de manière merveilleuse.
Comment vivre l'année qui vient dans la peau d'un favori ?
Ce groupe avait besoin de gagner une compétition pour se sentir grand. Nous allons jouer pendant un an comme une grande équipe, tout en sachant que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour arriver là où sont d'autres sélections, l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine. Nous allons cheminer avec un peu plus de confiance, c'est ainsi qu'on pourra figurer parmi les quatre ou cinq favoris du Mondial.
Que pensez-vous de Fred ?
C'est un joueur décisif. Il y a de la complicité parmi les joueurs qui accentue certaines caractéristiques. Il a pressé les défenseurs centraux, il a défendu, mais c'est un joueur de surface, c'est le type-même du matador, il sait marquer des buts. Il a aidé l'équipe et a marqué, j'aime avoir dans mon équipe un joueur comme ça, et Fred correspond exactement à ce profil.
Quels ont été les moments clefs dans ce match et dans le tournoi ?
Le moment de la finale, ce n'était pas le deuxième ni le troisième but, c'était le but que David Luiz a évité. C'était le moment de la victoire. Dans le tournoi ? On a affronté différents adversaires, mais contre l'Uruguay c'était très serré. Je ne saurai dire si nous avons fait un bon ou un mauvais match. Les autres matches furent de bons moments.
Quelle est votre recette mêlant succès et beau jeu ?
Il y en a au moins un qui m'attribue du beau jeu, je réponds en arabe: "inch'allah !" Mes équipes jouent avec du coeur, beaucoup de volonté. Mes groupes se dépassent pour un objectif et la plupart du temps ça marche. Avec le Portugal on n'a pas réussi à conquérir un titre mais on en était proche en terminant 4e (du Mondial-2006, ndlr), j'ai gagné avec le Koweït, le Brésil, et maintenant cette Coupe des Confédérations. C'est beaucoup d'amour, d'amitié, de liberté avec une certaine vigilance. Il faut qu'on se sente heureux d'être dans le groupe et heureux de notre jeu.
La porte reste-t-elle ouverte pour Kaka ?
La porte n'est pas fermée, elle sera toujours ouverte pour les grands joueurs. Nous allons étudier l'utilité de chaque joueur dans les matches amicaux pour avoir les meilleurs joueurs en 2014. Ma porte est ouverte à tous. Je regarde ce groupe, mais je dois regarder d'autres joueurs, j'ai pas promis aux joueurs de ce groupe qu'ils iront tous au Mondial, je le leur ai dit. Je vais faire des analyses.

Coupe des Confédérations: Del Bosque : "De temps en temps, important de perdre"