Fred est devenu l’attaquant de pointe du Brésil. Les qualités de finisseur de l’ancien Lyonnais plaisent à Luiz Felipe Scolari, qui n’a pas non plus l’embarras du choix.
Lors de Brésil-France il y a deux semaines (3-0), les amateurs de football français ont reconnu la tignasse de Fred. Sur Twitter, certains se sont étonnés. Beaucoup se sont amusés de voir le Brésil se présenter avec en pointe l’ancien Lyonnais. Un joueur que les dirigeants de l’OL avaient poussé vers la sortie après un passage (de 2005 à 2009) dans le Rhône mitigé. Voire moyen sur la fin malgré des débuts prometteurs (25 buts en L1 lors de ses 2 premières saisons, 34 au total en 87 rencontres). Aujourd’hui, cet épisode lyonnais est loin derrière. Il est l’attaquant numéro 1 de la sélection auriverde. Et, il s’en tire très bien.
L’ancien joueur des Gones n’a pas forcément le profil de l’attaquant type du Brésil. Il n’est pas aussi technique que les buteurs qu’on avait l’habitude d’admirer en pointe de la formation auriverde. On parle là des Ronaldo, Pelé et autres Romario. Des stars qui ont régalé la planète football par leurs aptitudes techniques et leur sens du but. Fred n’est pas du même cru. Mais c’est un buteur. Un vrai chasseur de buts, qui rate rarement sa cible quand l’occasion se présente.
Meilleur buteur du championnat brésilien 2012
Avant de retrouver les Bleus, Fred avait ainsi fait trembler les filets à chacune de ses cinq dernières sélections. Et ce n’était pas contre n’importe contre qui : l’Angleterre à deux reprises (2-2, défaite 2-1), la Russie (1-1), l’Italie (2-2) et l’Argentine (défaite 2-1) ont pu admirer sa capacité à trouver le chemin des filets… Luiz Felipe Scolari ne regrette pas son choix de l’avoir rappelé dès ses premiers pas sur le banc brésilien. Felipao avait-il de toute manière le choix ? Peut-être pas vraiment.
S’il possède le choix dans l’animation, les solutions se font plus rares pour le poste d’attaquant de pointe. Considéré comme une doublure lors de ses premières années avec la Seleçao, Fred, qui a participé à la Coupe du monde 2006 ou encore à la Copa America 2011, est aujourd’hui en concurrence avec Leandro Damiao. Pato ou encore Robinho connaissent, eux, une période compliquée. La relève n’a pas encore la carrure. Mais l’ancien Lyonnais possède aussi un sérieux CV. Son choix de repartir au Brésil pour s’épanouir a été payant. Avec Fluminense, il a terminé meilleur buteur du championnat brésilien en 2012 (20 buts) et a permis au Flu d’être sacré. Le choix de Scolari est peut-être par défaut. Mais c’est un choix qui tient la route même s’il amuse certains.




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