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20 juin 2013

Le beau vainqueur loue le bon perdant

Le beau vainqueur loue le bon perdant

Lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match dans l’Arena Pernambuco de Recife, les joueurs italiens ont eu tout juste la force de lever les bras. Ils venaient de disputer un match épique, remporté à la sueur de leur front contre un Japon courageux, qui a eu la possibilité de s’imposer jusqu’à la dernière minute et qui a fini par courber l’échine (3:4) au terme d’un match ahurissant.
Toujours à court de souffle mais avec un grand sourire, plusieurs joueurs de l’Italie et leur sélectionneur Cesare Prandelli ont discuté avec FIFA.com. Cependant, au lieu de s’attarder sur les meilleures actions de la rencontre, ils ont préféré évoquer leur étonnant adversaire. Très fair-play, lesAzzurri ont couvert de louanges les talentueux Asiatiques et martelé "Nous avons eu beaucoup de chance" dans chacune de leurs réponses.
Des hauts et des bas
Le meilleur Italien sur le terrain aura été Daniele de Rossi, auteur du premier but azzurro, qui a réduit l’écart initial de 0:2 et contribué à l’action du 4:3. Indispensable dans l’entrejeu italien, le joueur de 30 ans a disputé les épreuves les plus prestigieuses de la planète, ce qui ne l’empêche pas de reconnaître sans ambages : "C’était l’un des matches les plus difficiles de ma carrière".
Après cette révélation, le milieu de terrain n’a pu s’empêcher de dire son admiration pour son rival. "C’est une super équipe qui ne méritait pas de perdre. Je tiens à féliciter tous les Japonais, qui ont démontré une grande qualité. Ils ont été courageux et ils ont des footballeurs merveilleux comme Keisuke Honda et Shinji Kagawa… On a fini le match sur les rotules à force de les suivre partout !", souffle-t-il.
Le Romain n’est pas le seul à avoir vanté les mérites des Nippons, car à vrai dire, même les statistiques révèlent l’intensité de ce duel. L’équipe asiatique a frappé 17 fois au but, dont 4 sur les poteaux, contre 12 pour les Européens, et dominé la possession du ballon (55 % contre 45 %). Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le défenseur Giorgio Chiellini avoue : "Nous avons énormément souffert !".
Le sociétaire de la Juventus considère par ailleurs que le développement de cette équipe japonaise tient à un élément fondamental. "Alberto Zaccheroni, sans aucun doute", estime-t-il. "Il m’a dirigé à la Juventus et j’ai énormément appris à ses côtés, donc ça doit être encore le cas avec eux. Il fait un travail formidable, il a gagné le championnat d’Asie et le Japon joue bien au foot. Je pense que d’ici à un an, ils seront très difficiles à jouer".
L’importance de Dame chance
L’analyse du technicien Cesare Prandelli est moins émotive mais tout aussi élogieuse. "Je m’attendais à un match difficile mais pas autant. Nous avons eu de la chance et nous nous en sommes sortis grâce à notre détermination. Ce Japon est une équipe très bien organisée, très joueuse, qui pratique un football attrayant. Je suis vraiment impressionné".
Entre le brio japonais et le soif de vaincre italienne, le match est quasiment devenu anthologique, comme l’explique l’un de ses protagonistes, Christian Maggio. "C’était un spectacle merveilleux auquel on ne s’attendait pas. La victoire a été longue à se dessiner mais c’est super. Nous avons eu de la chance et nous avons craint à un moment que ça ne se complique, mais nous avons réussi à battre une équipe spectaculaire", explique le défenseur de 31 ans.
Le dernier à s’exprimer aura été Emanuele Giaccherini, qui a amené l’égalisation italienne (2:2) au terme d’une action merveilleuse. L’ailier de la Juventus conclut avec une réflexion philosophique. "Cette expérience nous a aidés à grandir. Réaliser une telle remontée contre une équipe aussi intense et aussi forte nous aidera à mieux gérer la fin de l’épreuve".

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